Démission du Directeur Exécutif du Fonds Mondial : L’ALCS salue le leadership pionnier de Michel Kazatchkine Communiqué de presse Casablanca le 25 janvier 2012
IXèmes Assises Nationales de l’ALCS et conférence maghrébine, sous le thème« Pour une nouvelle approche des usages de drogues fondée sur la santé et les droits humains »  L’Association de Lutte C ontre le Sida (ALCS) organise ses IXèmes Assises Nationales et une conférence maghrébine sous le thème : « Pour une nouvelle approche des usages de drogues, fondée sur la Santé et les Droits Humains », du 20 au 22 janvier 2012, à la bibliothèque Prince Bandar Ben Soltane, à Assilah. Le choix de ce thème est motivé par l’augmentation récente du nombre de personnes usagères de drogues, notamment par voie injectable, avec comme corollaire des épidémies d’infections à VIH/sida et d’Hépatite C dans le Nord du Royaume. C’est notamment le cas à Nador où une étude réalisée en 2008 par le ministère de la Santé et l’ONUSIDA, a montré que 38% des personnes usagères de drogues injectables sont infectées par le virus du sida et 89 % par celui de l’hépatite C. En réponse à cette situation alarmante et conformément aux recommandations des agences des Nations Unies, le ministère de la Santé a mis en place un plan stratégique national avec notamment un programme pilote de substitution par la méthadone. De leur côté, des associations (Hasnouna à Tanger, RdR Maroc à Nador et l’ALCS à Tétouan) ont mis en place, en partenariat avec le ministère de la Santé et le Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme, des programmes d’échange de seringues et d’autres programmes de réduction des risques liés à l’usage de drogues. L’ALCS a mené en 2011, une campagne nationale de plaidoyer pour les droits des personnes usagères de drogues, parce que selon Pr Hakima Himmich, présidente de l’ALCS : « L’expérience de nombreux pays et de nombreux travaux montrent qu’aucune politique de réduction des risques auprès des personnes usagères de drogues ne peut réussir sans l’amélioration de leurs conditions de vie et la lutte contre la stigmatisation dont ils sont victimes au quotidien ». La présence à ces assises d’environ 350 personnes (volontaires et salariés de l’ALCS, institutionnels, experts nationaux et internationaux, journalistes, acteurs associatifs), en fait un moment privilégié de partage et de réflexion sur le grave problème de santé publique que représente l’usage de drogues dans notre pays. Ce sera également l’occasion de présenter un rapport sur les violations des droits humains des usagers de drogues dans trois villes (Tanger, Tétouan, Nador) ainsi qu’un  rapport sur l’usage de drogues et le droit au Maroc. « En consacrant ses IXèmes assises nationales à ce thème, l’ALCS souhaite mobiliser l’ensemble  des acteurs concernés afin de faire de l’approche de l’usage de drogues fondée sur la Santé et les Droits Humains, un pilier de la stratégie nationale » souligne Dr Rachid Hassnouni Alaoui, président de l’ALCS Tétouan. Parallèlement aux travaux des assises, l’ALCS organise une conférence qui traitera de l’usage de drogues dans les pays du Maghreb.  Contact presse : -       Karima Chakiri, Gsm : 06.60.85.03.20, Tel : 05.22.22.31.13/14                                                   Fax : 05.22.22.28.59, e-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. -       My Ahmed Douraidi, Gsm : 06.55.51.13.62, Tel : 05.22.22.17.01                                                   Fax : 05.22.22.28.59, e-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.  Sauvons le Fond Mondial et non la réputation de BushCommuniqué de presse Addis-Abeba, le lundi 5 décembre 2011,  George W. Bush, présent lors de la cérémonie d’ouverture de la 16ème conférence internationale d’ICASA à Addis Abeba s’est vu remettre un prix d’excellence de la part des autorités éthiopiennes.  Les militants de Coalition PLUS se sont indignés de la complaisance des responsables politiques et des organisateurs envers la politique arriérée de lutte contre le sida anciennement promue par George Bush. Christian Verger, administrateur de AIDES membre de Coalition PLUS précise : « Bush a maintenu les lois les plus restrictives sur le droit de circulation des séropositifs et a imposé sur le continent africain des programmes de prévention meurtriers ». Pour Hakima Himmich, vice-présidente de Coalition PLUS « la présence de Bush est d’autant plus choquante que le directeur exécutif du Fond Mondial n’avait pas été convié à la cérémonie d’ouverture. Doit-on comprendre cette absence comme le signe du retour à la coopération bilatérale aux dépends du multilatéral et du Fond Mondial ? » s’interroge Hakima Himmich. Le temps n’est pas à l’autosatisfaction et aux cérémonies de célébration, mais à la dénonciation du manque de volonté des leaders politiques aussi bien au Nord qu’au Sud. En juin 2011 les Etats Membres des Nations Unies ont promis de doubler l’accès au traitement anti VIH d’ici à 2015 mais quelques mois plus tard ceux là même qui promettaient de passer de 7 à 15 millions de personnes sous traitement annulaient le round 11 du fond Mondial, laissant sur le carreau près de 500 000 personnes qui auraient pu bénéficier d’un traitement en 2012. Jeanne Gapiya, présidente de l’association ANSS adhérente à Coalition PLUS déplore le manque d’engagement des responsables africains qui avaient promis en 2001 à Abuja de consacrer 15% de leur budget national à la santé. En 2011, on est loin du compte, seuls six pays des cinquante-trois pays des Etats membres de l’Union Africaine ont honoré les engagements d’Abuja. Face à ces défis Coalition PLUS donne rendez-vous aux leaders politiques en 2012 pour honorer leurs engagements d’Abuja et mettre en place d’urgence un sommet de reconstitution des fonds du Fond Mondial lors de la Conférence Internationale sur le Sida à Washington.  Contact presse : Julie Chaverou: +33 6 82 67 83 16 Emmanuel Trénado : +33 6 64 36 74 60  L’ALCS, ITPC Afrique du Nord et le CSAT-MENA dénoncent le désengagement des pays donateurs à la veille de la Journée Mondiale contre le Sida.Cinq mois seulement après la déclaration politique de New York 2011[1], les pays donateurs renoncent déjà à leur engagement de mettre 15 Millions de séropositifs sous traitement d’ici 2015 en annulant le 11ème cycle de financement du Fonds Mondial.  C’est dans un climat de déception, de frustration et d’inquiétude que nos organisations célèbrent cette année la journée mondiale contre le sida, placée pourtant sous un thème ambitieux : « Objectif zéro: zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida ». Un objectif auquel nous adhérons tous et qui nécessite une mobilisation de ressources financières exceptionnelle.  Or le 22 novembre à Accra, le Conseil d’administration du Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a décidé, sous la pression des pays donateurs[2], d’annuler le 11ème cycle de financement qui sera repoussé au delà de 2013 et d’exclure l’éligibilité d’un certain nombre de pays au financement. Le Fonds mondial constitue aujourd’hui l’un des bailleurs principaux des programmes de prévention et de traitement du VIH dans le monde et représente la source principale de financement dans la région Afrique du Nord et Moyen Orient[3]. Il traverse depuis 2008 une crise de financement sans précédent.  Pour Othman Mellouk, chargé de plaidoyer auprès de la coalition ITPC : « En prenant cette décision les pays riches sont entrain de renoncer à leur engagement pris il y a à peine cinq mois ». En effet, en juin 2011, les pays membres des Nations Unis ont adopté une déclaration politique s’engageant à mettre 15 millions de séropositifs sous traitement d’ici 2015 et à mobiliser les ressources financières nécessaires pour atteindre cet objectif.  L’annulation du 11ème cycle de financement, prévu en 2011 et déjà repoussé une première fois à 2012, pourrait avoir des conséquences sérieuses sur certains pays notamment de la région MENA. Selon Nadia Rafif, coordinatrice du CSAT-MENA : « Neuf pays de notre région[4] avaient établi des plans pour améliorer leurs programmes de prévention et de traitement en prévision du soutien du Fonds Mondial en 2012. Cette annulation signifie soit un retard de financement d’activités pourtant urgentes, soit tout simplement un arrêt de certaines jusqu’au prochain cycle en 2014 voire 2015 ».  Les pays comme le Maroc non concernés par le 11ème cycle ne sont pas pour autant épargnés. « Il est tout à fait envisageable que le Fonds Mondial revoie à la baisse des subventions déjà en cours, voire en  arrête certaines à mi-parcours si la crise dure comme pour l’Argentine et la Russie. Cela a même été envisagé au dernier Conseil d’Administration du Fonds pour la Tunisie et la Jordanie ; mais nous l’avons évité de justesse grâce à notre mobilisation », souligne Hakima Himmich, présidente de l’ALCS.  En cette Journée Mondiale contre le Sida, l’ALCS, ITPC Afrique du Nord et le CSAT-MENA lancent un appel aux pays du Nord les plus riches, ainsi qu’aux pays du Golfe, pour honorer leurs engagements pris à New York en juin dernier et mobiliser les ressources financières nécessaires pour atteindre l’objectif de traiter 15 Millions de personnes en 2015. Les trois organisations appellent les pays de la région MENA et notamment le Maroc[5], à augmenter progressivement la contribution de l’Etat dans les programmes de lutte contre le sida et à diversifier leurs sources de financement pour éviter toute dépendance vis à vis d’un bailleur ou un autre.        Contacts presse :  Othman Mellouk Chargé de plaidoyer pour l’Afrique du Nord Coalition Internationale pour la Préparation aux Traitements (ITPC) Tel : +212 6 66 45 28 11 Courriel : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.  Nadia Rafif Coordinatrice pour l’Afrique du Nord et Moyen Orient Civil Society Action Team (CSAT) Tel : +212 6 68 88 64 23 Courriel : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.  Ahmed Douraidi Coordinateur national Association de Lutte Contre le Sida (ALCS) Tel : +212 6 55 51 13 62 Courriel : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.       [1] La déclaration politique : « Intensifier nos efforts pour éliminer le VIH et le sida » a été adoptée par les pays membres de l’ONU dans le cadre de la réunion de Haut niveau qui s’est tenue à New York en juin 2011. [2] France, Union Européenne, Japon et Etats-Unis [3] Depuis 2002, le Fonds mondial a investit plus de 1,5 milliards de dollars dans la région MENA. Dans les 9 pays de la région MENA qu’il soutient, le Fonds a fourni 61% du financement international alloué à la riposte au VIH. [4] Palestine, Tunisie, Iraq, Afghanistan, Pakistan, Jordanie, Egypte, Soudan, Djibouti [5] Le Fonds Mondial finance le programme national de lutte contre le sida au Maroc à hauteur de 31%   5e édition de la Journée Nationale de Dépistage
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